C’est une bonne nouvelle! Un témoignage de Cal Krahn, un ouvrier de Mission Canada au Québec

Montreal - jamshed-khedri-R41BlweGsLU-unsplash

Mon épouse, Chrissy, et moi sommes venus à Montréal, au Québec, en tant qu’ouvriers de Mission Canada et nous avons commencé à étudier avec un programme de formation au français (FIT4M – voir https://fit4m.ca). Nous étions plongés dans notre formation linguistique et notre partenariat dans le ministère de l’église lorsque la pandémie de COVID-19 a frappé. Tout s’étant arrêté, nous avons immédiatement tenté de trouver ce que nous pourrions faire. Jésus a tout de suite ouvert une porte, et nous avons pu contribuer à la création d’une banque alimentaire d’urgence appelée Innovation Assistance, sur la rue Sainte-Catherine au centre-ville de Montréal. Le lancement de la banque alimentaire est le fruit d’une collaboration entre l’église Evangel, Innovation Jeunes et l’Université Concordia. Cela a été un privilège de servir les personnes de notre communauté qui vivent des difficultés en raison de la pandémie.

J’aime le travail que nous faisons à Innovation Assistance. Non seulement nous nourrissons ceux qui ont faim physiquement, mais nous faisons de notre mieux pour nourrir aussi leur âme. Chaque jour où nous accueillons notre clientèle (mardi, mercredi, jeudi), j’ai la possibilité de déclarer la vie sur ceux qui franchissent nos portes. C’est ma communauté. J’ai rencontré Suresh, un étudiant indien, qui nous a aidés à mettre en place un système de confection de portions alimentaires et qui est ouvert aux discussions spirituelles. J’ai rencontré Akbar, l’un de nos clients, qui se porte volontiers bénévole et sert également d’autres clients. J’ai rencontré Farhad, qui souffre de solitude et qui reste pour discuter après avoir reçu sa nourriture. J’ai rencontré Demitri qui a perdu son emploi à cause d’une blessure et j’ai pu prier avec lui. Ce sont des personnes que j’ai le privilège d’appeler mes amis, et je suis béni que Dieu les ait mis dans ma vie.

Puis, il y a Sarah, une étudiante internationale. Un jour, elle m’a raconté qu’elle avait gagné un concours pour un projet qu’elle avait réalisé à l’université. Lorsqu’elle m’a annoncé la bonne nouvelle, j’ai senti mon cœur se gonfler de fierté, tel un père heureux et fier. Sarah a l’âge de mes filles. Je lui ai dit ce que je ressentais, et elle a été émue. Elle m’a ensuite dit que son père était décédé il y a plusieurs années et qu’étant au Canada, sans famille, elle était heureuse que quelqu’un comme moi (une figure « paternelle ») soit fier d’elle. Cette journée a ouvert la porte à de nombreuses discussions avec ma nouvelle « fille adoptive ».

Davis est un homme âgé sans emploi qui était très déprimé. Récemment, quand il est venu chercher sa nourriture à l’heure de la fermeture, j’ai pu voir que des choses plus profondes le troublaient. Je lui ai demandé de s’asseoir et nous avons discuté. Nous avons parlé de ce qui se passe dans le monde en général et ensuite… il s’est confié.

Davis a dit : « J’ai l’impression d’être malmené par la vie. » Il a expliqué qu’il n’avait jamais eu recours à une banque alimentaire auparavant et qu’il n’arrivait tout simplement pas à trouver un emploi. Il sentait que rien n’allait dans sa vie. Puis, il a demandé : « Ai-je fait quelque chose de mal? Dieu est-il en colère contre moi? »

J’ai alors eu l’occasion de lui adresser des paroles d’encouragement et de vie. Je lui ai partagé comment Dieu m’a donné de l’espoir dans les moments difficiles. Nous vivons tous des difficultés, mais Jésus les traverse avec nous. Nous avons terminé cet échange par un mot de prière et il est parti avec une joie et une paix qui, comme il l’a dit, n’étaient pas là auparavant. Ce n’est que le début de notre amitié et de son cheminement spirituel.

Cette pandémie a été difficile pour tout le monde, mais elle a aussi ouvert de nombreuses portes. Il n’y aurait pas eu de banque alimentaire dans notre centre-ville; je n’aurais pas rencontré toutes les personnes avec lesquelles je travaille et que je sers; et je n’aurais pas pu avoir ces conversations, et bien d’autres, si ce n’était de la pandémie. Chaque jour est une bénédiction et une opportunité si nous laissons l’Esprit de Dieu nous diriger. Je suis reconnaissant d’avoir le privilège de participer à ce qu’il fait.

(Les noms ont été changés pour des raisons de confidentialité.)

Cal Krahn est un ouvrier de Mission Canada au Québec qui a 30 ans d’expérience dans le ministère. Il s’applique à mener une vie basée sur l’exemple de Jésus.

Photo de Jamshed Khedri sur Unsplash.

#BonneNouvelle #CestUneBonneNouvelle

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Mon épouse, Chrissy, et moi sommes venus à Montréal, au Québec, en tant qu’ouvriers de Mission Canada et nous avons commencé à étudier avec un programme de formation au français (FIT4M – voir https://fit4m.ca). Nous étions plongés dans notre formation linguistique et notre partenariat dans le ministère de l’église lorsque la pandémie de COVID-19 a frappé. Tout s’étant arrêté, nous avons immédiatement tenté de trouver ce que nous pourrions faire. Jésus a tout de suite ouvert une porte, et nous avons pu contribuer à la création d’une banque alimentaire d’urgence appelée Innovation Assistance, sur la rue Sainte-Catherine au centre-ville de Montréal. Le lancement de la banque alimentaire est le fruit d’une collaboration entre l’église Evangel, Innovation Jeunes et l’Université Concordia. Cela a été un privilège de servir les personnes de notre communauté qui vivent des difficultés en raison de la pandémie.

J’aime le travail que nous faisons à Innovation Assistance. Non seulement nous nourrissons ceux qui ont faim physiquement, mais nous faisons de notre mieux pour nourrir aussi leur âme. Chaque jour où nous accueillons notre clientèle (mardi, mercredi, jeudi), j’ai la possibilité de déclarer la vie sur ceux qui franchissent nos portes. C’est ma communauté. J’ai rencontré Suresh, un étudiant indien, qui nous a aidés à mettre en place un système de confection de portions alimentaires et qui est ouvert aux discussions spirituelles. J’ai rencontré Akbar, l’un de nos clients, qui se porte volontiers bénévole et sert également d’autres clients. J’ai rencontré Farhad, qui souffre de solitude et qui reste pour discuter après avoir reçu sa nourriture. J’ai rencontré Demitri qui a perdu son emploi à cause d’une blessure et j’ai pu prier avec lui. Ce sont des personnes que j’ai le privilège d’appeler mes amis, et je suis béni que Dieu les ait mis dans ma vie.

Puis, il y a Sarah, une étudiante internationale. Un jour, elle m’a raconté qu’elle avait gagné un concours pour un projet qu’elle avait réalisé à l’université. Lorsqu’elle m’a annoncé la bonne nouvelle, j’ai senti mon cœur se gonfler de fierté, tel un père heureux et fier. Sarah a l’âge de mes filles. Je lui ai dit ce que je ressentais, et elle a été émue. Elle m’a ensuite dit que son père était décédé il y a plusieurs années et qu’étant au Canada, sans famille, elle était heureuse que quelqu’un comme moi (une figure « paternelle ») soit fier d’elle. Cette journée a ouvert la porte à de nombreuses discussions avec ma nouvelle « fille adoptive ».

Davis est un homme âgé sans emploi qui était très déprimé. Récemment, quand il est venu chercher sa nourriture à l’heure de la fermeture, j’ai pu voir que des choses plus profondes le troublaient. Je lui ai demandé de s’asseoir et nous avons discuté. Nous avons parlé de ce qui se passe dans le monde en général et ensuite… il s’est confié.

Davis a dit : « J’ai l’impression d’être malmené par la vie. » Il a expliqué qu’il n’avait jamais eu recours à une banque alimentaire auparavant et qu’il n’arrivait tout simplement pas à trouver un emploi. Il sentait que rien n’allait dans sa vie. Puis, il a demandé : « Ai-je fait quelque chose de mal? Dieu est-il en colère contre moi? »

J’ai alors eu l’occasion de lui adresser des paroles d’encouragement et de vie. Je lui ai partagé comment Dieu m’a donné de l’espoir dans les moments difficiles. Nous vivons tous des difficultés, mais Jésus les traverse avec nous. Nous avons terminé cet échange par un mot de prière et il est parti avec une joie et une paix qui, comme il l’a dit, n’étaient pas là auparavant. Ce n’est que le début de notre amitié et de son cheminement spirituel.

Cette pandémie a été difficile pour tout le monde, mais elle a aussi ouvert de nombreuses portes. Il n’y aurait pas eu de banque alimentaire dans notre centre-ville; je n’aurais pas rencontré toutes les personnes avec lesquelles je travaille et que je sers; et je n’aurais pas pu avoir ces conversations, et bien d’autres, si ce n’était de la pandémie. Chaque jour est une bénédiction et une opportunité si nous laissons l’Esprit de Dieu nous diriger. Je suis reconnaissant d’avoir le privilège de participer à ce qu’il fait.

(Les noms ont été changés pour des raisons de confidentialité.)

Cal Krahn est un ouvrier de Mission Canada au Québec qui a 30 ans d’expérience dans le ministère. Il s’applique à mener une vie basée sur l’exemple de Jésus.

Photo de Jamshed Khedri sur Unsplash.

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