Dîner du mercredi - Femmes revitalisées avec Leanne McAlister

 leanne-mcalister---wednesday-lunch

Leanne McAlister (à droite) et son interprète en français Anne Yank, lors du dîner pour les femmes sur le thème Revitalisées à l’Hôtel InterContinental le mercredi.

Plus de 200 femmes se sont réunies le 4 mai à l’Hôtel InterContinental pour un dîner réservé aux femmes sur le thème de la revitalisation – un des événements au cours de la semaine du Congrès général 2016 à Montréal. Leanne McAlister, directrice de Projets ZOÉ était la conférencière. Elle est revenue sur l’histoire du ministère de la femme au sein des APDC et la direction qu’il prend en vue de l’avenir. Projets ZOÉ a été créé pour connecter les femmes entre elles et partager des ressources et opportunités en vue d’un plus grand impact. Voici quelques-unes des pensées que Leanne a partagées.

« La mission de Dieu est tout autour de nous. Dieu nous a invitées à y prendre part à ses côtés. Nous mettons des groupes de femmes en contact avec l’œuvre que nous faisons outre-mer par nos ouvriers internationaux et nos partenaires sur place. [Nous avons les femmes à cœur] en vue de leur transformation spirituelle. Jésus a dit qu’il était venu pour que nous ayons la vie, et que nous l’ayons en abondance. Canada, il est temps de passer à l’action et de se mobiliser.

Je suis heureuse d’assurer la direction du Réseau ZOÉ. Je suis l’épouse de Darcy et la maman de trois jeunes adultes. Je suis sur le point de devenir belle-mère. J’aime me dire qui je veux être, et j’ai donc besoin de quelques rappels. J’ai été élevée dans les APDC. J’ai grandi dans une église où il faisait bon être une femme. Les femmes y étaient équipées et libres de répondre à l’appel de Dieu dans leur vie. À l’âge de 12 ans, je conduisais la louange. J’ai prêché la première fois à l’âge de 14 ans. On m’avait demandé de m’adresser aux adultes, et je n’ai aucune idée de ce que je leur ai raconté. J’ai sans doute puisé dans ma vaste expérience. [Rires] Mais cela m’a façonnée et a fortifié l’appel qui était sur ma vie. Ce n’est que lorsque j’ai FRAPPÉ le ministère pastoral, et je veux dire « frappé » que j’ai réalisé que tout le monde n’était pas prêt à voir les femmes diriger. Le rôle des femmes dans l’église est assez compliqué.

Lors de la session d’hier matin, le Dr [Chris] Thomas nous a rappelé qui nous sommes en tant que pentecôtistes. Je suis de celles qui ont dit « Oui! » Vous m’avez peut-être entendue? Il a dit : « Nous sommes convaincus que les femmes ont reçu des dons pour le ministère. Il n’y a pas de distinction sur la base du sexe, de l’âge ou de l’ethnicité. « Je répandrai mon Esprit sur TOUTE chair. » Vous savez, j’aime l’évangile. J’ai presque 50 ans. Plus je vieillis, mieux je comprends l’évangile. L’évangile fait fondre les murs. Il élargit la table. Il dit TOUT LE MONDE est le bienvenu, TOUT LE MONDE a reçu des dons pour le ministère. Tu dois juste faire ce que Dieu a placé sur ton cœur.

 

« L’évangile fait fondre les murs. Il élargit la table. Il dit TOUT LE MONDE est le bienvenu, TOUT LE MONDE a reçu des dons pour le ministère. Tu dois juste faire ce que Dieu a placé sur ton cœur. »

Les femmes des APDC vivent une crise d’identité. Nous ne savons pas qui nous sommes. Pensez-y un instant. Les femmes reçoivent constamment des idées contradictoires quant à ce que signifie être femme. D’un côté, on nous dit d’être sexy. Pour beaucoup, c’est le but ultime. Mais d’un autre côté, on nous dit de ne pas être trop sexy. Soyez forte, mais pas trop entreprenante. On nous dit de nous sacrifier pour nos familles, mais on nous dit aussi de nous mettre nous-mêmes en premier.

Puis, dans l’église, les choses sont encore plus compliquées. Cela a toujours été le cas. Pendant les premiers 800 ans du christianisme, les femmes étaient perçues comme des tentatrices. La culture a tout simplement décidé que les hommes étaient ontologiquement [1] supérieurs aux femmes. Malheureusement, l’église n’a pas réagi contre cela ni souligné que les femmes avaient de la valeur. Puis il y eut cet étrange tournant au 19e siècle, où les femmes ont soudain commencé à être valorisées. On les voyait désormais comme des créatures douces et délicates. Cela est intéressant, car chacun a son opinion sur ce que signifie être femme. Certains pensent qu’il nous faudrait revenir à l’idéal victorien.

Tant de gens sont confus quant à leur rôle. J’ai rencontré des femmes outrageusement douées. Je leur ai dit : « Voilà ce que je vois en toi. Et cela est tellement évident. » Mais elles m’ont répondu : « Non, non, ce n’est pas moi. » J’ai rencontré des femmes qui ont marché avec Jésus pendant 30 ans et qui sont incapables de me dire quelles sont leurs forces et leurs dons spirituels.

Si nous lisons la Genèse, nous voyons qu’elle dit que le Seigneur a dit qu’il n’était pas bon que l’homme soit seul… « Je lui ferai une aide semblable à lui. » (Genèse 2.18) Le terme est souvent compris comme compagne, assistante, adjointe. Mais si vous regardez le texte original, c’est le mot ezer qui est employé, qui signifie quelqu’un qui partage tous les rôles, qui assiste, en particulier quand l’autre n’y arrive pas. Mon mari est ici tout près de moi. [Rires] Cela est traduit par « tour forte ». En fait, ce mot est utilisé pour parler de Dieu au Psaume 124. Sommes-nous donc juste des « aides » ou des « guerrières »?

Tel était en tout cas le plan initial. Mais nous savons que ce plan a été interrompu quand Adam et Ève ont choisi l’indépendance. Et nous voyons les effets de la chute… puis vient l’évangile. Christ est venu restaurer et racheter tout ce qui avait été perdu. Il est venu restaurer notre relation avec lui ainsi que notre relation en tant qu’hommes et femmes. Il est venu restaurer notre identité [afin que nous puissions savoir] que nous sommes porteurs de son image. Nous pensons que nous sommes une idée de dernière minute, mais Dieu utilise les deux sexes pour montrer au monde qui il est. La question n’est pas de voir les femmes s’élever au-dessus des hommes. La question est plutôt de savoir nous serrer les coudes avec nos frères, afin d’être plus forts ensemble pour le Royaume. Dieu n’a jamais renoncé à son  rêve original, et nous ne le devrions pas davantage.

Mais alors, qui sommes-nous en tant que femmes des APDC? Nous sommes des femmes appelées à la mission de Dieu. Dieu est à l’œuvre dans ce monde. Et il nous invite à participer. Qui sommes-nous en tant que femmes? Nous avons des dons particuliers pour un objectif particulier. J’hésite parfois à parler ainsi, car lorsque j’appelle les femmes à se lever, certaines pensent automatiquement qu’elles doivent être comme moi – être ce qu’elles ne sont pas. Laissez-moi vous dire aujourd’hui que Dieu étirera vos limites, mais qu’il ne vous demandera jamais d’être ce que vous n’êtes pas. Cessez donc de vous comparer aux autres, et soyez vous-même.

 « Qui sommes-nous en tant que femmes des APDC? Nous sommes des femmes appelées à la mission de Dieu. Dieu est à l’œuvre dans ce monde. Et il nous invite à participer. Qui sommes-nous en tant que femmes? Nous avons des dons particuliers pour un objectif particulier.  »

Que sommes-nous encore? Nous sommes animées par l’Esprit. Il pourvoit à tout ce qu’il nous demande de faire. Vous pouvez donc aller de l’avant.

Nous faisons quelque chose de nouveau, parce que Dieu fait quelque chose de nouveau. Parfois, nous avons le sentiment de manquer de respect envers le passé. Mais ce n’est pas le cas. Car la mission demeure la même. Il y a 101 ans que nous avons commencé en tant que femmes dans les APDC. Le ministère et son approche ont souvent changé depuis. Et quand Dieu fait quelque chose de nouveau, il bâtit en fait sur le fondement de ce qui existe déjà. Nous en sommes donc là, debout sur les épaules de nos mères, de nos grand-mères, de nos arrière et arrière-arrière-grand-mères.

Cela est étrange pour moi car je n’ai jamais été une femme qui entre bien dans le cadre des ministères de la femme. Il y a beaucoup d’autres femmes qui, comme moi, ne veulent pas s’impliquer dans des activités strictement propres aux femmes. Et je veux vous demander de remettre certaines choses en question… Voyez-vous, les femmes des APDC sont incroyablement diverses. Nous avons au moins 37 groupes culturels distincts. Certaines femmes sont des mères, d’autres sans enfant, et certaines sont des personnes qui ont de grandes responsabilités et sont très efficaces. Certaines aiment le rose, d’autres courent ou se cachent. Il faut qu’il y ait de la place pour tout le monde. Il est important que tous les types de femmes puissent se retrouver dans les APDC.

Dieu m’a prise par surprise. En fait, j’ai quitté le ministère pastoral pour faire cela. Dieu fait quelque chose de nouveau et d’incroyablement excitant. Les leaders des femmes dans les districts ont été impliquées. Deux domaines ont émergé très clairement. Le premier est celui des missions. Nous savions que nous avions besoin de connecter nos femmes APDC au Canada avec le travail que font nos ouvriers et partenaires internationaux à travers le monde. Il y a quatre ans de cela, nous étions donc en Afrique du Sud. J’étais là pour faire une visite pastorale auprès de quelqu’un qui était devenu une de mes meilleures amies. Il s’agit de Marvelyn Shell. Elle était ouvrière internationale et dirigeait ChildCARE Plus. Dieu agrandissait son rêve. Elle voulait atteindre les mères des enfants ainsi parrainés. Elle commença à les former afin qu’elles puissent démarrer leur propre entreprise. L’une d’elles a ouvert sa propre pâtisserie après avoir reçu un prêt. Nous avons réalisé que nous devions mettre davantage de femmes du Canada en contact avec des gens comme Marvelyn.

Le mandat biblique au leadership des femmes est clair. Elles ne doivent pas s’esquiver par manque de confiance en elles-mêmes, mais plutôt être confiantes, sachant qui est Celui qui les appelle. Nous rêvions de voir des femmes œuvrer ensemble comme des partenaires. Mais si Dieu appelle des femmes des APDC à d’autres projets significatifs, nous voulons nous entendre. Notre vision inclut les femmes qui ont de grandes capacités. C’est ce que nous voyons. Est-ce aussi votre vision? »

 

« Le mandat biblique au leadership des femmes est clair. Elles ne doivent pas s’esquiver par manque de confiance en elles-mêmes, mais plutôt être confiantes, sachant qui est Celui qui les appelle. »

Nous aurons quatre cours disponibles en anglais et en français. Il y aura aussi un volet vidéo. Le premier cours est sur l’identité. Nous voulons être efficaces pour faire des femmes que nous dirigeons des disciples… le dernier cours sera disponible en janvier [2017].

Notre mission ZOÉ :

Nous existons pour équiper, activer et mobiliser, par la puissance du Saint-Esprit, chaque femme APDC en vue de la mission de Dieu, ici au Canada et outre-mer.

Pour en savoir plus, visitez www.zoenetwork.ca (site bilingue), où vous pourrez signer pour recevoir notre lettre de nouvelles.

Projets ZOÉ est aussi présent sur Facebook, Twitter, Instagram, et a son propre blogue.

Pour en savoir plus sur Leanne McAlister, cliquez ici.

Photo par Leslie Ghag. © Les Assemblées de la Pentecôte du Canada 2016

[1] Ontologie - L'étude philosophique de la nature de l'être, du devenir, de l'existence ou de la réalité, ainsi que les catégories de base de l'être et de ses relations.

Vidéos à la une

Dîner du mercredi - Femmes revitalisées avec Leanne McAlister

 leanne-mcalister---wednesday-lunch

Leanne McAlister (à droite) et son interprète en français Anne Yank, lors du dîner pour les femmes sur le thème Revitalisées à l’Hôtel InterContinental le mercredi.

Plus de 200 femmes se sont réunies le 4 mai à l’Hôtel InterContinental pour un dîner réservé aux femmes sur le thème de la revitalisation – un des événements au cours de la semaine du Congrès général 2016 à Montréal. Leanne McAlister, directrice de Projets ZOÉ était la conférencière. Elle est revenue sur l’histoire du ministère de la femme au sein des APDC et la direction qu’il prend en vue de l’avenir. Projets ZOÉ a été créé pour connecter les femmes entre elles et partager des ressources et opportunités en vue d’un plus grand impact. Voici quelques-unes des pensées que Leanne a partagées.

« La mission de Dieu est tout autour de nous. Dieu nous a invitées à y prendre part à ses côtés. Nous mettons des groupes de femmes en contact avec l’œuvre que nous faisons outre-mer par nos ouvriers internationaux et nos partenaires sur place. [Nous avons les femmes à cœur] en vue de leur transformation spirituelle. Jésus a dit qu’il était venu pour que nous ayons la vie, et que nous l’ayons en abondance. Canada, il est temps de passer à l’action et de se mobiliser.

Je suis heureuse d’assurer la direction du Réseau ZOÉ. Je suis l’épouse de Darcy et la maman de trois jeunes adultes. Je suis sur le point de devenir belle-mère. J’aime me dire qui je veux être, et j’ai donc besoin de quelques rappels. J’ai été élevée dans les APDC. J’ai grandi dans une église où il faisait bon être une femme. Les femmes y étaient équipées et libres de répondre à l’appel de Dieu dans leur vie. À l’âge de 12 ans, je conduisais la louange. J’ai prêché la première fois à l’âge de 14 ans. On m’avait demandé de m’adresser aux adultes, et je n’ai aucune idée de ce que je leur ai raconté. J’ai sans doute puisé dans ma vaste expérience. [Rires] Mais cela m’a façonnée et a fortifié l’appel qui était sur ma vie. Ce n’est que lorsque j’ai FRAPPÉ le ministère pastoral, et je veux dire « frappé » que j’ai réalisé que tout le monde n’était pas prêt à voir les femmes diriger. Le rôle des femmes dans l’église est assez compliqué.

Lors de la session d’hier matin, le Dr [Chris] Thomas nous a rappelé qui nous sommes en tant que pentecôtistes. Je suis de celles qui ont dit « Oui! » Vous m’avez peut-être entendue? Il a dit : « Nous sommes convaincus que les femmes ont reçu des dons pour le ministère. Il n’y a pas de distinction sur la base du sexe, de l’âge ou de l’ethnicité. « Je répandrai mon Esprit sur TOUTE chair. » Vous savez, j’aime l’évangile. J’ai presque 50 ans. Plus je vieillis, mieux je comprends l’évangile. L’évangile fait fondre les murs. Il élargit la table. Il dit TOUT LE MONDE est le bienvenu, TOUT LE MONDE a reçu des dons pour le ministère. Tu dois juste faire ce que Dieu a placé sur ton cœur.

 

« L’évangile fait fondre les murs. Il élargit la table. Il dit TOUT LE MONDE est le bienvenu, TOUT LE MONDE a reçu des dons pour le ministère. Tu dois juste faire ce que Dieu a placé sur ton cœur. »

Les femmes des APDC vivent une crise d’identité. Nous ne savons pas qui nous sommes. Pensez-y un instant. Les femmes reçoivent constamment des idées contradictoires quant à ce que signifie être femme. D’un côté, on nous dit d’être sexy. Pour beaucoup, c’est le but ultime. Mais d’un autre côté, on nous dit de ne pas être trop sexy. Soyez forte, mais pas trop entreprenante. On nous dit de nous sacrifier pour nos familles, mais on nous dit aussi de nous mettre nous-mêmes en premier.

Puis, dans l’église, les choses sont encore plus compliquées. Cela a toujours été le cas. Pendant les premiers 800 ans du christianisme, les femmes étaient perçues comme des tentatrices. La culture a tout simplement décidé que les hommes étaient ontologiquement [1] supérieurs aux femmes. Malheureusement, l’église n’a pas réagi contre cela ni souligné que les femmes avaient de la valeur. Puis il y eut cet étrange tournant au 19e siècle, où les femmes ont soudain commencé à être valorisées. On les voyait désormais comme des créatures douces et délicates. Cela est intéressant, car chacun a son opinion sur ce que signifie être femme. Certains pensent qu’il nous faudrait revenir à l’idéal victorien.

Tant de gens sont confus quant à leur rôle. J’ai rencontré des femmes outrageusement douées. Je leur ai dit : « Voilà ce que je vois en toi. Et cela est tellement évident. » Mais elles m’ont répondu : « Non, non, ce n’est pas moi. » J’ai rencontré des femmes qui ont marché avec Jésus pendant 30 ans et qui sont incapables de me dire quelles sont leurs forces et leurs dons spirituels.

Si nous lisons la Genèse, nous voyons qu’elle dit que le Seigneur a dit qu’il n’était pas bon que l’homme soit seul… « Je lui ferai une aide semblable à lui. » (Genèse 2.18) Le terme est souvent compris comme compagne, assistante, adjointe. Mais si vous regardez le texte original, c’est le mot ezer qui est employé, qui signifie quelqu’un qui partage tous les rôles, qui assiste, en particulier quand l’autre n’y arrive pas. Mon mari est ici tout près de moi. [Rires] Cela est traduit par « tour forte ». En fait, ce mot est utilisé pour parler de Dieu au Psaume 124. Sommes-nous donc juste des « aides » ou des « guerrières »?

Tel était en tout cas le plan initial. Mais nous savons que ce plan a été interrompu quand Adam et Ève ont choisi l’indépendance. Et nous voyons les effets de la chute… puis vient l’évangile. Christ est venu restaurer et racheter tout ce qui avait été perdu. Il est venu restaurer notre relation avec lui ainsi que notre relation en tant qu’hommes et femmes. Il est venu restaurer notre identité [afin que nous puissions savoir] que nous sommes porteurs de son image. Nous pensons que nous sommes une idée de dernière minute, mais Dieu utilise les deux sexes pour montrer au monde qui il est. La question n’est pas de voir les femmes s’élever au-dessus des hommes. La question est plutôt de savoir nous serrer les coudes avec nos frères, afin d’être plus forts ensemble pour le Royaume. Dieu n’a jamais renoncé à son  rêve original, et nous ne le devrions pas davantage.

Mais alors, qui sommes-nous en tant que femmes des APDC? Nous sommes des femmes appelées à la mission de Dieu. Dieu est à l’œuvre dans ce monde. Et il nous invite à participer. Qui sommes-nous en tant que femmes? Nous avons des dons particuliers pour un objectif particulier. J’hésite parfois à parler ainsi, car lorsque j’appelle les femmes à se lever, certaines pensent automatiquement qu’elles doivent être comme moi – être ce qu’elles ne sont pas. Laissez-moi vous dire aujourd’hui que Dieu étirera vos limites, mais qu’il ne vous demandera jamais d’être ce que vous n’êtes pas. Cessez donc de vous comparer aux autres, et soyez vous-même.

 « Qui sommes-nous en tant que femmes des APDC? Nous sommes des femmes appelées à la mission de Dieu. Dieu est à l’œuvre dans ce monde. Et il nous invite à participer. Qui sommes-nous en tant que femmes? Nous avons des dons particuliers pour un objectif particulier.  »

Que sommes-nous encore? Nous sommes animées par l’Esprit. Il pourvoit à tout ce qu’il nous demande de faire. Vous pouvez donc aller de l’avant.

Nous faisons quelque chose de nouveau, parce que Dieu fait quelque chose de nouveau. Parfois, nous avons le sentiment de manquer de respect envers le passé. Mais ce n’est pas le cas. Car la mission demeure la même. Il y a 101 ans que nous avons commencé en tant que femmes dans les APDC. Le ministère et son approche ont souvent changé depuis. Et quand Dieu fait quelque chose de nouveau, il bâtit en fait sur le fondement de ce qui existe déjà. Nous en sommes donc là, debout sur les épaules de nos mères, de nos grand-mères, de nos arrière et arrière-arrière-grand-mères.

Cela est étrange pour moi car je n’ai jamais été une femme qui entre bien dans le cadre des ministères de la femme. Il y a beaucoup d’autres femmes qui, comme moi, ne veulent pas s’impliquer dans des activités strictement propres aux femmes. Et je veux vous demander de remettre certaines choses en question… Voyez-vous, les femmes des APDC sont incroyablement diverses. Nous avons au moins 37 groupes culturels distincts. Certaines femmes sont des mères, d’autres sans enfant, et certaines sont des personnes qui ont de grandes responsabilités et sont très efficaces. Certaines aiment le rose, d’autres courent ou se cachent. Il faut qu’il y ait de la place pour tout le monde. Il est important que tous les types de femmes puissent se retrouver dans les APDC.

Dieu m’a prise par surprise. En fait, j’ai quitté le ministère pastoral pour faire cela. Dieu fait quelque chose de nouveau et d’incroyablement excitant. Les leaders des femmes dans les districts ont été impliquées. Deux domaines ont émergé très clairement. Le premier est celui des missions. Nous savions que nous avions besoin de connecter nos femmes APDC au Canada avec le travail que font nos ouvriers et partenaires internationaux à travers le monde. Il y a quatre ans de cela, nous étions donc en Afrique du Sud. J’étais là pour faire une visite pastorale auprès de quelqu’un qui était devenu une de mes meilleures amies. Il s’agit de Marvelyn Shell. Elle était ouvrière internationale et dirigeait ChildCARE Plus. Dieu agrandissait son rêve. Elle voulait atteindre les mères des enfants ainsi parrainés. Elle commença à les former afin qu’elles puissent démarrer leur propre entreprise. L’une d’elles a ouvert sa propre pâtisserie après avoir reçu un prêt. Nous avons réalisé que nous devions mettre davantage de femmes du Canada en contact avec des gens comme Marvelyn.

Le mandat biblique au leadership des femmes est clair. Elles ne doivent pas s’esquiver par manque de confiance en elles-mêmes, mais plutôt être confiantes, sachant qui est Celui qui les appelle. Nous rêvions de voir des femmes œuvrer ensemble comme des partenaires. Mais si Dieu appelle des femmes des APDC à d’autres projets significatifs, nous voulons nous entendre. Notre vision inclut les femmes qui ont de grandes capacités. C’est ce que nous voyons. Est-ce aussi votre vision? »

 

« Le mandat biblique au leadership des femmes est clair. Elles ne doivent pas s’esquiver par manque de confiance en elles-mêmes, mais plutôt être confiantes, sachant qui est Celui qui les appelle. »

Nous aurons quatre cours disponibles en anglais et en français. Il y aura aussi un volet vidéo. Le premier cours est sur l’identité. Nous voulons être efficaces pour faire des femmes que nous dirigeons des disciples… le dernier cours sera disponible en janvier [2017].

Notre mission ZOÉ :

Nous existons pour équiper, activer et mobiliser, par la puissance du Saint-Esprit, chaque femme APDC en vue de la mission de Dieu, ici au Canada et outre-mer.

Pour en savoir plus, visitez www.zoenetwork.ca (site bilingue), où vous pourrez signer pour recevoir notre lettre de nouvelles.

Projets ZOÉ est aussi présent sur Facebook, Twitter, Instagram, et a son propre blogue.

Pour en savoir plus sur Leanne McAlister, cliquez ici.

Photo par Leslie Ghag. © Les Assemblées de la Pentecôte du Canada 2016

[1] Ontologie - L'étude philosophique de la nature de l'être, du devenir, de l'existence ou de la réalité, ainsi que les catégories de base de l'être et de ses relations.