Ce qui est possible

by Kevin Brown avr. 15, 2026, 12:27

De la part de notre Surintendant général

Les personnes sur la photo nous regardent avec un mélange de perplexité, de chaleur, d’émerveillement et d’anticipation. Six d’entre elles sont des membres de la famille Nielsen, et le jeune homme à droite est Jakob Thomsen Dam. Jakob, qui a grandi à la ferme « Nygaard », près de Hover, au Danemark, fréquentait Marianne Nielsen, la femme à côté de lui.

Le frère de Marianne, Mads, sa femme Kate et leurs trois fils, Borje, Gunnar et Harry, s’apprêtaient à entreprendre le grand voyage que beaucoup avaient entrepris après la Première Guerre mondiale. Ils partaient pour le Canada, vers une nouvelle vie. Étant le plus jeune d’une famille nombreuse, Jakob avait peu d’espoir d’acquérir les terres nécessaires pour établir sa propre ferme; il décida donc de se joindre aux Nielsen dans leur voyage vers l’inconnu. Marianne n'était pas tout à fait convaincue par cette grande aventure et se demandait si elle pourrait, elle aussi, s'adapter à la vie au Canada. Elle accepta de partir à condition qu'il n'y ait pas de mariage avec Jakob tant qu'elle ne serait pas sûre de s'être bien intégrée dans son nouveau pays. C'est ainsi qu'ils embarquèrent pour le Canada.

Alors que nous nous réunissons pour la cérémonie d’ouverture de notre Congrès général 2026 au Quai 21 à Halifax, en Nouvelle-Écosse, je me rappellerai une fois de plus que c’est ici que mon bedstefar (grand-père), Jakob Thomsen Dam, a débarqué le 5 mai 1928, en compagnie des Nielsen. Après avoir débarqué du SS United States de la Scandinavian America Line à la fin de son voyage en provenance du Danemark, de la Suède et de la Norvège, ils se sont dirigés vers l’ouest en train, impatients de découvrir « ce qui est possible ». Ils avaient chacun 25 dollars en poche pour financer ce rêve.

Je suis bien au courant de ce qui s’est passé depuis. Des filles, des fils, des petits-fils et des petites-filles. Ils ont bâti non seulement des maisons et des fermes, mais aussi des vies et des communautés. Beaucoup de joies mêlées à certaines tristesses… même récemment. Ce qu’ils imaginaient possible en arrivant au Quai 21, c’est ce que vit aujourd’hui un petit-fils ou petit-neveu en 2026… et probablement bien plus que ce qu’ils auraient pu imaginer ou envisager.

Sur le plan spirituel, animés d’une vision renouvelée, nous invitons notre famille pentecôtiste à réfléchir dans la prière et à méditer avec foi sur le thème du congrès général de 2026 : « Ce qui est possible : pour nos fils et nos filles ».

L'Évangile, la bonne nouvelle de Jésus, n'a pas changé. Mais nous sommes également conscients que 2026 n'est pas 1928, ni au Canada ni dans le monde. C’est dans la mission que Jésus a pour eux, et dans leur contexte, que nos filles et nos fils découvriront leur appel.

Ce qui est possible :

-            Lorsqu’ils répondront à l’action de l’Esprit dans leur génération, à l’échelle mondiale.

-            Lorsqu’ils vivront une vie de disciple de Jésus, engagés à 100% dans leur appel.

-            Lorsqu’ils répondront à l’appel d’apporter la Bonne Nouvelle aux moins atteints et aux plus vulnérables au Canada et dans le monde.

-            Lorsqu’ils développeront, de manière créative, des façons totalement nouvelles de faire connaître Jésus par le biais du numérique.

-            Lorsqu’ils montreront, dans un monde polarisé, la capacité d’aimer leur prochain et d’« être au milieu d’eux », pleins de grâce et de vérité.

En réalité, tout comme mes grands-parents, ce que nos jeunes générations et celles à venir vivront dans leur vie et leur mission dépasse largement ce que nous pourrions imaginer ou envisager. À bien des égards, c’est une bonne chose!

Marianne Nielsen, ma bedstemor (grand-mère), que je n’ai jamais connue, a décidé de se lancer à fond et a épousé Jakob Thomsen Dam le 2 avril 1930 à Dalum, en Alberta. Elle s’est engagée à 100 % pour l’avenir de Jakob et, plus tard, de leurs trois filles.

En tant que Fraternité d’Églises et de ministères, nous appelons à un engagement à 100 % pour encourager nos filles et nos fils à devenir tout ce que Jésus les appelle à être. Le thème de notre Congrès général de 2026 s’inscrit dans le cadre de notre initiative de Mission mondiale, qui vise à développer la vocation de nos « fils et filles ». Cette initiative est menée en collaboration avec nos partenaires missionnaires au sein de la Fraternité Mondiale des Assemblées de Dieu. Le livre-cadeau destiné à notre Fraternité sur ce thème a été conçu par notre propre directeur exécutif de Mission mondiale, Murray Cornelius, en collaboration avec le directeur exécutif des Missions mondiales des Assemblées de Dieu, John Easter.

À Halifax, nous rendrons hommage à Murray Cornelius pour ses 20 années de service en tant que directeur exécutif de Mission mondiale. Murray et son épouse, Cindy, seront honorés pour l'ensemble de leur vie consacrée au service missionnaire, notamment pour les années significatives passées en Afrique.

De génération en génération, la mission de Dieu est accomplie par ceux qui ne se contentent pas de rêver à ce qui pourrait être fait, mais qui agissent pour y parvenir. C’est pourquoi nous prions en ces jours-ci : « Seigneur, répands ton Esprit sur toutes les femmes et tous les hommes. Que nos fils et nos filles prophétisent, que nos jeunes aient des visions et que nous, les plus âgés, fassions des rêves. Pour ta gloire. Amen ». 

Cet article a été écrit par David Wells, surintendant général des Assemblées de la Pentecôte du Canada. Cet article a été publié dans l’édition de printemps 2026 dtestimony/Enrich, la publication trimestrielle des Assemblées de la Pentecôte du Canada. ©2026 The Pentecostal Assemblies of Canada. Visitez www.testimonyenrich.ca.